Je crois que la poterie est la première activité à laquelle mes parents m’ont inscrite, je devais avoir
4 ans… j’ai le souvenir flou d’un atelier au fond d’un jardin, d’une serre presque bizarre pour le 13e arrondissement de Paris. Il ne reste qu’un cendrier modelé avec des créneaux de châteaux forts, décoré aux pics à brochettes, bordeaux, émaillé brillant
de cette expérience… j’adore cet objet. Puis on m’a inscrite en cours de pâtisserie (souvenir ému de mes premiers sablés), à la danse moderne (souvenir moins ému) et enfin au théâtre pendant plusieurs années.
Je délaisse la poterie mais les bidouilles manuelles sont toujours là, les matières et techniques évoluent, pâte à sel, mako moulage, Fimo, feutrine, gravure sur gomme, tout y passe.

Je travaille passionnément pour le milieu associatif culturel, accompagne des structures dans leurs projets, défend avec les copains-pines d’autres manières de penser le collectif. Une autre passion, ou besoin, me rattrape : manger, produire et cuisiner son manger. Une expérience dans la production agricole et la gastronomie me fait grandir.

Il est temps de monter mon propre projet, de A à Z,
de faire mes propres choix, de m’éloigner des ordinateurs, de changer de vie quoi (original non ?) et là, j’ai de nouveau 4 ans. Une formation professionnelle de tourneur en céramique — animateur d’atelier en poche, mon endroit au bout du monde, Supernova est là.